Une évolution majeure du 100 % santé pour la location courte durée

Il est désormais officiellement confirmé que l’écart entre la base de remboursement et le prix limite de vente (PLV), dans le cadre des forfaits hebdomadaires de location courte durée (LCD), sera intégralement pris en charge dans le dispositif du 100 % santé.

Cette évolution résulte de la publication d’un décret en date du 27 novembre 2025, venant modifier le Code de la sécurité sociale. Ce texte étend explicitement l’obligation de prise en charge aux contrats responsables des complémentaires santé, souscrits par les assurés.

Concrètement, cela signifie que pour les bénéficiaires couverts par un contrat responsable, le reste-à-charge entre la base AMO et le PLV disparaît, dès lors que les conditions du 100 % santé sont respectées.

Un dispositif différencié selon le statut de l’assuré

La prise en charge de cet écart varie selon la situation de couverture santé de l’assuré :

Modalités de calcul et de facturation des forfaits LCD

La Caisse nationale de l’Assurance maladie (CNAM) a précisé plusieurs points essentiels concernant la gestion des forfaits hebdomadaires de LCD :

Ces règles ont un impact direct sur l’organisation de la facturation, la télétransmission et la gestion du tiers payant par les distributeurs.

Télétransmission et gestion du tiers payant

La facture du forfait de location courte durée doit être transmise selon les modalités suivantes :

Toutefois, en pratique, les CPAM ne font pas de lien automatique avec les complémentaires santé, à l’exception des assurés bénéficiant de la C2S. Le distributeur dispose donc de plusieurs options :

  1. Absence de tiers payant
    Le patient règle l’intégralité du montant facturé, puis se fait rembourser par l’AMO et l’AMC.

  2. Tiers payant partiel (AMO uniquement)
    La part AMO est télétransmise à la CPAM, tandis que le patient règle directement la différence entre le PLV et le montant AMO.

  3. Tiers payant intégral (AMO + AMC)
    La facture est transmise séparément à la CPAM et à la complémentaire santé.

Pour les assurés C2S, un seul flux de transmission vers la CPAM est nécessaire. Celle-ci prend en charge l’intégralité du remboursement au montant du PLV, sans avance de frais pour l’assuré.

Une réforme structurante pour les professionnels

Cette évolution réglementaire renforce la logique du 100 % santé, tout en imposant aux distributeurs, éditeurs de logiciels et acteurs de la chaîne de facturation une maîtrise accrue des règles de gestion, de télétransmission et de tiers payant.

La fiabilité des données, la bonne identification du statut de l’assuré et l’automatisation des flux deviennent des enjeux clés pour sécuriser les remboursements et éviter les rejets.